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Il semble que Nicolas Dupont-Aignan ai perdu la tête récemment! Claquant à fort juste titre la porte de l'UMP pour s'affranchir de l'UMP voici qu'il décide désormais de faire à moitié marche arrière (même s'il n'ose pas l'avouer) en annoncant samedi 12 mai au cours de Conseil National de Debout La République (DLR) que son mouvement se situait dans le cadre de la majorité prédidentielle. Ce positionnement faisant suite à son appel àà voter en faveur de Nicolas Sarkozy au 2ème tour de l'élection présidentielle (source gaullisme.fr)
Personnellement je suis outré par cette attitude! Etant moi-même adhérant à DLR je ne comprend pas comment l'on peut se dire de la majorité présidentielle tout en combattant presque tous les points du "programme" de M. Sarkozy! Voici un bel exemple de rattage total de la création d'un nouveua mouvement gaulliste! Cette attitude n'est vraiment pas digne du général!
Si la prise de position de NDA avait déjà éloigné beaucoup de personnes du DLR (notamment les nouveaux arrivants tels ceux de Vive la République), il est certain que nous serrons nombreux cette fois-ci à ne pas cautionner de tels agissements!!! Comment peut-on expliquer lros de tractages dans la rue que la politique sarkozienne est voué à l'échec et d'un autre côté avoir un conseil du parti disant la même chose mais prôant leur rattachement à la majorité présidentielle? Il n'y a pas de honte M. DUpont-Aignan de faire partie de l'opposition, bien au contraire! A moins que vous ayez peut pour votre siège de députée? J'espère sincèrement me tromper!
Je suis d'autant plus étonné d'apprendre ceci sur internet, il semble que les dirigents soient au final autant coupé d ela base que d'autres partis comme le PS. Quel dommage, DLR avait un si bel avenir devant lui! Maintenant il ressemble plus à une caricature de mouvement politique à la botte de l'UMP et de M. Sarkozy!
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H. Gaymarda raison de clamer haut et fort que le gaullisme n'est pas mort avec la disparition du Général en 1970.
Doit-on faire parler de Gaulle aujourd'hui pour commenter l'actualité nationale et internationale ?
Ceux qui ont accompagné un moment l'aventure gaullienne, celle de la guerre 39-45 ou celle, plus politique, des débuts de la Vème république, ceux qui s'en réclament bien souvent honteusement pour des raisons purement électorales usent et abusent du même stratagème : personne ne peut dire ce que le Général dirait aujourd'hui !
Bien entendu ! Mais que cette litanie sonne faux. Le propos est fort simpliste et trop facile. Il est fait pour les fragiles et les dociles.
Ne faisons pas parler de Gaulle ! Mais nous savons (il suffit pour cela d'une peu de mémoire) ce que le Général n'accepterait pas aujourd'hui :
Ø une Europe supranationale privant la France de la maîtrise de son destin,
Ø une démarche politicienne de nos élites s'apparentant de plus en plus "aux délices" de la 4ème république,
Ø une déliquescence de l'Etat, donc un affaiblissement notoire de la Nation,
Ø l'abandon de la politique d'indépendance et l'alignement systématique sur les thèses anglo-saxonnes (réintégration dans toutes les structures de l'Otan),
Ø l'absence d'une réelle politique économique, industrielle et sociale œuvrant pour l'établissement d'une société participative de tous les acteurs,
La position d'Edouard Balladur est évidemment une fuite en avant face aux exigences du gaullisme authentique.
Que les Gaymard, de Villepin, Dupont-Aignan, Lefranc … trouvent le chemin de l'union et de l'entente. C'est à ce prix que le gaullisme permettra à la France de recouvrer son indépendance et sa grandeur.
www.gaullisme.fr
La France aspire au retour du gaullisme authentique
Les élections sénatoriales qui se sont traduites par une progression du PS au détriment de l' UMP montrent aussi une réserve accentuée des élus des collectivités territoriales envers la politique gouvernementale et élyséenne.
Les 50.000 grands électeurs dessinent un panel bien plus représentatif de l' ensemble de nos concitoyens que les divers sondages commandés par les médias ; il est ainsi pertinent d' affirmer que ce résultat exprime une opposition bien plus profonde.
Les Français, dans leur grande majorité, rejettent les aspects fondamentaux de la politique actuellement conduite.
En premier lieu, il subsiste un décrochage manifeste entre l' opinion française et celle des élites nationales à qui est confiée la mission de gouverner notre pays. Après la victoire du NON au projet de constitution européenne supranationale proposée en 2005, l ' adoption en catimini par le parlement du protocole de Lisbonne, copie conforme du traité européen rejeté par 16 millions d' électeurs, soit 55% des suffrages, représente un reniement démocratique majeur.
Autre sujet de crispation ; la révision constitutionnelle par voie parlementaire en juillet dernier à une voix près formalise un retour à la IVème république tristement célèbre pour son instabilité et la déliquescence de l' Etat. Ce charcutage constitutionnel range aux oubliettes l' utilisation du référendum, privant ainsi le peuple de son pouvoir décisionnel ultime comme l' avait habitué le général de Gaulle. La précipitation de nos gouvernants à vouloir engager cette réforme cet été s' explique au vue des résultats des élections sénatoriales. Aujourd' hui, la défaite de Sarkozy aurait été inéluctable.
Par ailleurs, le retour de la France dans le commandement intégré de l' OTAN marque un revirement de notre politique étrangère et militaire ; l' alignement sur celle des Etats-Unis est aujourd' hui manifeste et la défense de nos propres intérêts passe au second plan. La volonté gouvernementale s' affiche clairement : mettre un terme à 50 ans de politique d' indépendance nationale mise en œuvre par le général de Gaulle et maintenue globalement par ses successeurs. Le vote majoritaire des députés pour le maintien des troupes françaises en Afghanistan est l' expression actuelle de cette nouvelle politique française.
Enfin, le chômage et les délocalisations causés par l’Euro trop fort, les OGM autorisés par Bruxelles, la politique de régression sociale (franchises médicales, privatisation d’EDF et de la Poste, baisse violente du pouvoir d’achat des classes petite et moyenne…) constituent les ingrédients indiscutables d' une politique ultralibérale qui est imposée par le dogme bruxellois.
Aujourd’hui, le pays a besoin de services publics, de la puissance de l’État, avec la libre entreprise, mais une libre entreprise régulée, au profit des Français, des laissés pour compte, en un mot, de l’intérêt général.
La nécessité d’une collaboration d’États européens, et non pas d’une soumission à la commission européenne sans aucune légitimité démocratique, s' impose si nous ne voulons pas une désintégration de la construction européenne.
Dans la tourmente, la France aspire, une fois de plus, au retour du gaullisme authentique.
Alain KERHERVE
www.gaullisme.fr
L'inconsistance pathétique du message présidentiel
Au-delà de la confirmation de François Fillon comme premier ministre, l'allocution du Président de la République du 31 décembre n'a rien apporté de fondamental.
La crise est là, avec ses incontournables conséquences sur l'emploi, la pauvreté, la baisse du niveau de vie, l'insécurité professionnelle et l'incohésion sociale.
Nicolas Sarkozy confirme qu'il est de son devoir d'agir. On ne peut pas moins attendre du chef de l'État qui a le pouvoir légitime de changer les choses.
Comment ?
La présente crise financière puis économique et sociale est une opportunité. La critique de Nicolas Sarkozy relative aux dérives du capitalisme est pertinente. D'autres l'ont fait aussi. Mais certains, notamment les gaullistes de conviction, ont déjà, depuis bien longtemps, porté l'estocade à ce capitalisme ultralibéral. Ainsi, ces gaullistes authentiques qui assument l'œuvre inachevée du Général, proposent une approche différente du capitalisme. Elle permettrait de développer, dans le cadre d'un réel patriotisme financier, une économie libre et responsable, donnant aux salariés tous les droits de leur implication dans l'entreprise. La participation gaullienne qui peut déboucher sur la mise en copropriété des entreprises par l'accès à l'actionnariat salarié, aurait dû être le chantier fondamental de cette législature. Mais Nicolas Sarkozy en a décidé autrement.
Affirmer, "de cette crise va naître un nouveau monde", et confirmer que les réformes initiées bien avant seront menées à terme, c'est admettre que les mêmes remèdes répondent à des diagnostics différents. Comprenne qui pourra.
Il en est de même pour l'Europe.
Nous faire croire que la présidence française de ces six derniers mois a donné naissance à une nouvelle orientation de la construction européenne est un leurre. Nicolas Sarkozy a fixé un objectif : le 2 avril à Londres, le prochain sommet européen nous promet des changements significatifs. Soyons bons joueurs ! Attendons.
Et l'indépendance de l'Europe qu'il dit promouvoir ?
Ce n'est certainement pas en cautionnant la politique américaine en Afghanistan ni en décrétant la réintégration de nos forces militaires dans l'OTAN que la voie est tracée. Ce n'est pas non plus en proposant au peuple Irlandais de s'exprimer, une fois encore, sur le traité de Lisbonne jusqu'à que "Oui" s'en suive qu'il donne à l'Europe l'onction démocratique qui lui manque tant.
Alors que dans toutes les sensibilités politiques des femmes et des hommes se réfèrent de plus en plus souvent au général de Gaulle, et aux valeurs qu'il incarne encore près de 40 ans après sa disparition, Nicolas Sarkozy tourne le dos à l'héritage du général de Gaulle.
Certes, beaucoup affirment ne pas savoir ce qu'aurait dit le Général face aux problèmes de ce 21e siècle. Mais tous savent ce qu'il n'aurait jamais accepté : l'allégeance de la France à une puissance étrangère, quelle qu'elle soit, même amie, ni même une Europe intégrée qui débouche à terme sur la disparition des États-Nations.